Lecteurs externes : ce qu'ils embarquent et ce qu'on peut retirer
· 8 min de lecture
| Google TV Streamer (4K) | 4 Go de RAM et 32 Go de stockage |
|---|---|
| Chromecast avec Google TV (4K) | 2 Go de RAM et 8 Go de stockage |
| Fire TV Stick 4K Max | 16 Go ; Amazon ne publie pas la RAM |
| Fire TV Stick 4K Plus | 8 Go ; Amazon ne publie pas la RAM |
| Xiaomi TV Box S (2e génération) | 2 Go de RAM et 8 Go de stockage |
| Systèmes | Android TV chez Google et Xiaomi ; Fire OS chez Amazon |
| Suivi de Google | Au moins 5 ans ; le Streamer, jusqu'au 24/09/2029 |
| Suivi d'Amazon | 4 ans après l'arrêt de la vente en neuf |
| Suivi de Xiaomi | Non publié |
| Ethernet | Intégré seulement sur le Streamer et le Fire TV Cube |
Plusieurs fiches de ce répertoire finissent par le même conseil : si le téléviseur n'a plus de place ni de mises à jour, laissez-le comme écran et branchez un lecteur devant. Jusqu'ici il n'y avait aucune fiche sur ces appareils, la voici.
L'angle doit être différent. Sur un téléviseur, la question est ce qu'on peut retirer. Sur un lecteur, elle vient plus tôt : est-ce que ça vaut le coup de l'acheter. Deux chiffres y répondent, et les deux sont publiés.
Si vous arrivez ici parce que votre téléviseur ne reçoit plus de mises à jour, commencez par lire que faire. Acheter un autre appareil n'est pas la première étape.
La mémoire, c'est elle qui fixe les années
Voici la comparaison qui compte, et elle vient du tableau de Google lui-même, celui que sa boutique place dans la foire aux questions du Streamer :
- Google TV Streamer (4K) : 32 Go de stockage et 4 Go de mémoire.
- Chromecast avec Google TV (4K) : 8 Go et 2 Go.
Quatre fois plus pour l'un, deux fois plus pour l'autre. En pratique, ce n'est pas « ça va un peu mieux » : c'est la différence entre un appareil où tiennent les applications que vous utilisez plus les mises à jour des années à venir, et un appareil qui, au bout de deux ans, vous oblige à choisir laquelle désinstaller pour en installer une autre.
Chez Amazon, le seul chiffre publié est le stockage, et son propre site en fait un argument de vente : le Fire TV Stick 4K Max a 16 Go, deux fois l'espace des 8 Go du reste de la gamme. Le HD, le 4K Select et le 4K Plus restent à 8 Go. La RAM n'apparaît dans aucune de leurs fiches techniques, donc elle n'est pas donnée ici.
La Xiaomi TV Box S (2e génération) publie les deux : 2 Go de RAM et 8 Go de ROM, avec un Cortex-A55 quatre cœurs et un Mali G31 MP2. En mémoire, c'est un Chromecast.
Les années, selon celui qui les promet
Les deux entreprises promettent des choses différentes, et toutes deux l'écrivent.
Google dit que ses appareils connectés reçoivent des mises à jour de sécurité « au moins 5 ans » à partir du jour où il commence à les vendre sur sa boutique américaine, et publie le tableau des dates. Le Google TV Streamer est sorti le 24 septembre 2024 : son plancher est donc le 24 septembre 2029. Sa déclaration de conformité australienne reprend la même date pour le modèle GRS6B.
C'est dans ce même tableau que se trouve le point gênant : le Chromecast avec Google TV 4K est sorti le 30 septembre 2020, et sa fenêtre minimale a expiré le 30 septembre 2025. Celui en HD va jusqu'au 22 septembre 2027. Le tableau indique que les deux reçoivent encore des correctifs, mais l'engagement écrit du 4K n'existe plus. Et les trois pages produit du Chromecast dans la boutique de Google redirigent : les deux du 4K vers le Streamer, celle du HD vers la page d'accueil. Il n'est plus vendu.
Amazon promet autre chose. Ses fiches garantissent les mises à jour de sécurité pendant quatre ans après que l'appareil a cessé d'être proposé en neuf sur son propre site. Ce n'est pas une date : c'est un compte à rebours qui démarre le jour où Amazon retire le modèle, et ce jour-là, vous ne le connaissez pas au moment de l'achat. C'est plus généreux qu'il n'y paraît tant que l'appareil est en vente, et totalement opaque.
Xiaomi ne publie rien. Ni années, ni date, ni champ dans la fiche. C'est une donnée aussi.
Google TV Streamer : Android TV avec une boutique
Sur la fiche technique de Google, le champ « Système d'exploitation » indique
Android TV OS, pas Google TV. En dessous, c'est l'Android habituel, avec
le Play Store, avec com.google.android.tvlauncher comme lanceur et avec
ADB. Tout ce que ce site explique pour un téléviseur Google TV s'applique ici
tel quel.
Il a du HDMI 2.1, de l'USB-C, un port ethernet 10/100/1000 et Thread pour la domotique. Le câble HDMI 2.1 n'est pas dans la boîte et il en faut un. Google ne publie pas le processeur : il dit « 22 % plus rapide », rien de plus.
Un détail visible sur son propre site : sur la boutique espagnole, le tableau comparatif indique 99,99 € et le bouton d'achat, 119 €.
Fire TV Stick 4K Max : Fire OS, et ça change la liste
Le 4K Max est le seul stick d'Amazon avec 16 Go, un quatre cœurs à 2,0 GHz et du Wi-Fi 6E. Mais le système est Fire OS, et là, rien de ce que vous avez lu sur un Google TV ne s'applique :
- Il n'y a pas de paquets Google. Ni
com.google.android.tvlauncher, nicom.google.android.gms. Le préfixe qui compte estcom.amazon.. - Il n'y a pas de Play Store. La boutique est
com.amazon.venezia, avec un catalogue plus petit : réinstaller ce que vous retirez n'est pas toujours simple. - L'écran d'accueil appartient à Amazon (
com.amazon.tv.launcher) et il est nettement plus commercial que celui de Google. - Les mises à jour remettent des choses plus souvent que sur un Google TV.
ADB fonctionne pareil, puisque en dessous c'est toujours Android. Il s'active dans Paramètres → Mon Fire TV → Options de développeur → Débogage ADB. Avant de toucher au moindre paquet, dans Paramètres → Préférences → Paramètres de confidentialité, coupez les annonces par centres d'intérêt : c'est la moitié du bruit, sans risque et sans ADB.
Xiaomi TV Box S : le même Google TV, moins cher et plus juste
Google TV, 4K à 60 fps, Dolby Vision et HDR10+, HDMI 2.1, Bluetooth 5.2 et wifi 2,4 et 5 GHz. Pas de Wi-Fi 6 et pas d'ethernet. Avec 2 Go et 8 Go, son comportement dans trois ans ressemblera davantage à celui du Chromecast qu'à celui du Streamer, et il faut en tenir compte.
Ce qui se retire, et ce qui ne se retire pas
Sur les trois qui tournent sous Android TV, la liste est la même que
d'habitude : les applications de streaming que vous n'utilisez pas et les
jeux préinstallés partent sans discussion. On ne touche ni à
com.google.android.gms ni au lanceur tant que vous n'en avez pas un autre
qui fonctionne, ni à quoi que ce soit lié à l'appairage de la télécommande.
Sur Fire TV, pareil avec d'autres noms : dehors ce que vous n'ouvrez jamais,
tranquilles com.amazon.tv.launcher et com.amazon.venezia. Et notez ce que
vous retirez, avec la commande entière à côté : sur Fire OS, vous allez la
répéter après une mise à jour.
Est-ce que ça répare vraiment un vieux téléviseur ?
Ça en répare une partie, et il vaut mieux dire laquelle. Le lecteur apporte son système, sa mémoire et son processeur : les applications s'ouvrent de nouveau vite, les mises à jour reviennent, et l'écran d'accueil du fabricant du téléviseur disparaît. C'est réel, et c'est en général suffisant.
Ce qu'il ne touche pas, c'est la dalle. La luminosité, le contraste, la fréquence et le HDR de votre téléviseur restent exactement les mêmes. Si le problème était que l'image ne vous plaît pas, ça ne le résout pas. Ça ne résout pas non plus une télécommande qui ne répond plus ni un wifi qui décroche, sauf si le lecteur a un port ethernet.
Et il y a un piège à éviter : acheter le moins cher pour économiser trente euros et se retrouver avec les mêmes 8 Go que vous vouliez fuir en changeant d'appareil. Si vous faites la dépense, la mémoire est la seule chose qu'on ne peut pas ajouter après.
Si le téléviseur reste utilisable, il existe une étape intermédiaire qui ne coûte rien : changer d'application plutôt que d'appareil. C'est dans lecteurs légers pour un téléviseur ancien.
Si vous en avez un
La liste des paquets telle que l'appareil la renvoie, surtout s'il s'agit d'un Fire TV Stick ou d'une TV Box S, vaut plus que n'importe quel test : c'est la seule chose qui dise ce qui était vraiment installé d'usine.