TCL P7K : ce qu’il embarque et ce qu’on peut retirer
· 7 min de lecture
| Année | 2025 |
|---|---|
| Système | Google TV |
| Résolution | 4K UHD |
| Dalle | QLED HVA avec rétroéclairage Direct LED |
| Fréquence | 60 Hz natifs ; les 120 Hz du mode jeu sont en 1080p |
| Luminosité | Environ 315 nits mesurés ; entre 350 et 450 annoncés |
| HDR | Dolby Vision, HDR10+, HDR10 et HLG |
| Son | 20 W en 2.0 ; le 85" ajoute un caisson de basses |
| Connectique | 3 × HDMI 2.1 avec eARC |
| Processeur | Quatre cœurs avec traitement AiPQ |
| Tailles | 43", 50", 55", 65", 75" et 85" |
Voir ce qui peut être retiré sur ce modèle →
Avant la partie logicielle, une précision qui s’impose parce que c’est elle qui cause le plus de déceptions sur ce modèle : la dalle du P7K est en 60 Hz.
TCL annonce un « accélérateur de jeu 120 Hz », et il existe bel et bien, mais il fonctionne en 1080p, pas en 4K. Si vous avez branché une console en espérant du 4K à 120 images par seconde, ce n’est pas ce téléviseur-là. Pour les films et les séries, cela ne change rien —le cinéma est à 24 et la télévision à 50— mais pour le jeu, c’est la différence entre ce que vous croyiez acheter et ce que vous avez acheté.
En pratique, une PS5 ou une Xbox vous laisseront choisir du 1080p à 120 Hz et le téléviseur l’acceptera, au prix de la définition ; en 4K, retour aux 60. Les trois ports HDMI 2.1 n’y changent rien.
Et un avertissement de plus, si vous cherchez des informations sur internet : le P7K de 85 pouces vendu en Australie est bien en 144 Hz natifs et embarque un son Onkyo. L’européen du même nom annonce 60 Hz. N’extrapolez pas les fiches d’un marché à l’autre avec cette marque.
Ce que c’est, en deux lignes
Un 4K de 2025 avec dalle QLED de type HVA et rétroéclairage Direct LED, sans gradation locale annoncée. La luminosité mesurée tourne autour de 315 nits lors de tests indépendants, alors que les fiches annoncent entre 350 et 450 selon la taille et le marché : c’est le chiffre mesuré qu’il faut retenir pour décider où l’installer.
Du Direct LED sans gradation locale, cela veut dire un rétroéclairage derrière la dalle mais non découpé en zones baissables séparément : dans une pièce sombre, les noirs restent gris.
En échange, il embarque les quatre formats HDR qui comptent —Dolby Vision, HDR10+, HDR10 et HLG—, trois ports HDMI 2.1 avec eARC et Google TV. Pour son prix, c’est déjà beaucoup.
Côté mémoire, TCL ne publie aucun chiffre dans ses fiches européennes. La fiche officielle australienne de la même série parle de 16 Go de stockage ; il n’y a pas de confirmation pour l’Europe, et mieux vaut le dire que remplir le vide.
Comment savoir si cette fiche est celle de votre téléviseur
Le nom commercial n’identifie rien : TCL vend la même dalle sous des références différentes selon le pays et le magasin, et dans la même gamme cohabitent le P7K et le P6K, qui ne sont pas le même téléviseur.
Dans Paramètres → Système → À propos figurent le modèle, la version
d’Android et le stockage disponible. Avec ADB connecté,
getprop ro.product.model et df -h /data donnent le modèle et l’espace libre
sans passer par les menus. Les TCL sous Google TV se déclarent en général sous
la plateforme BeyondTV, un nom qui couvre à la fois plusieurs diagonales et
plusieurs références en magasin.
Ce qu’il embarque d’origine
Ce qui vient de Google. Le lanceur (com.google.android.tvlauncher), le
moteur de recommandations (com.google.android.tvrecommendations), la
recherche vocale (com.google.android.katniss) et les services
(com.google.android.gms). C’est la couche qui décide de ce que vous voyez à
l’allumage.
Ce qui vient de TCL. Des applications au préfixe com.tcl. : la chaîne
maison, l’assistant de configuration, le centre de contenus. Les noms exacts
changent d’une version de micrologiciel à l’autre : ne vous fiez pas à une
liste copiée sur internet, listez les vôtres et décidez sur ce que vous avez
réellement.
Ce qui vient des autres. Netflix, Prime Video, Disney+ et compagnie arrivent installées par accord commercial, pas parce que le téléviseur en a besoin.
Ce qui se retire sans trop réfléchir
Les applications de streaming que vous n’utilisez pas. Elles occupent de la place, se mettent à jour seules, apparaissent dans la ligne de recommandations et parlent à leurs serveurs. Si vous vous abonnez demain, cela se réinstalle en deux minutes.
Les chaînes de contenu gratuit du constructeur sont le deuxième cas évident : elles sont là pour remplir l’écran d’accueil, et les retirer le laisse plus vide, ce qui est précisément ce que vous êtes venu chercher.
Ce qu’il vaut mieux regarder avant
Le moteur de recommandations est celui que le plus de monde veut retirer et celui qui demande le plus de précautions. Le désactiver laisse un écran d’accueil propre, mais vide aussi la ligne « reprendre la lecture », qui manque vite dans un foyer où l’on est plusieurs.
Et la télémétrie du constructeur se réduit bien depuis les réglages de confidentialité eux-mêmes, avant de toucher au moindre paquet et sans aucun risque. Ce chemin d’abord.
Ce à quoi il ne faut pas toucher
Les services Google Play. Ils sont la base de la boutique, des comptes et d’une bonne partie des applications. Sans eux, le téléviseur démarre et pas grand-chose de plus.
Le lanceur, tant que vous n’en avez pas un autre installé et fonctionnel. Un téléviseur sans lanceur s’allume sur un écran noir, et réparer cela avec la seule télécommande est bien plus difficile que d’y avoir pensé avant.
Tout ce qui commence par com.android. sans savoir de quoi il s’agit :
com.android.systemui est l’interface du système et com.android.settings,
les réglages eux-mêmes.
Et sur ce modèle, avec un soin particulier, tout ce qui touche au HDMI et au contrôle des appareils externes : c’est par là que passent l’eARC et le mode jeu, soit précisément les deux choses que l’on utilise le plus sur un téléviseur de ce segment.
Ce qui se remarque vraiment
L’écran d’accueil cesse de vous proposer des séries de services que vous n’avez pas. Les notifications de contenu disparaissent. Et le téléviseur répond un peu plus vite à la télécommande juste après l’allumage, parce qu’il y a moins de choses qui demandent à se mettre à jour en même temps.
Ce qui ne change pas : les 315 nits, les 60 Hz de la dalle, le HDR ni le son. Rien de tout cela ne dépend des applications installées, et aucun nettoyage ne transformera la dalle en dalle 120 Hz.
Où il se situe dans la gamme
En dessous se trouve le P6K, qui n’est pas QLED et descend autour de 270 nits. Au-dessus, les C6K et C7K, qui sont déjà des Mini LED avec gradation par zones et de vraies dalles 144 Hz. Tous partagent le même Google TV, donc ce que dit cette page vaut pour la gamme entière à très peu de choses près : ce qui les sépare, c’est la dalle, pas le logiciel.
Si l’écart de prix jusqu’à un C6K est à votre portée et que le jeu compte, la vraie différence est là. Si vous voulez surtout regarder des films dans une pièce normale, le P7K fait le travail.
Tout cela se défait
Rien de tout cela n’est définitif. Les paquets désactivés depuis ADB reviennent avec une commande, et une réinitialisation d’usine remet le téléviseur dans l’état où il est sorti du carton.
Ici, on ne touche pas au système : on dit seulement au téléviseur de ne pas charger quelque chose qui était déjà installé.
Si vous en avez un
La liste des applications de votre P7K, telle que l’appareil la renvoie, avec l’espace libre qu’il vous reste, est la seule chose qui manque pour clore sa fiche dans le répertoire. Et si vous précisez la diagonale, vous aidez à documenter une gamme où, vous l’avez vu, toutes les tailles ne sont pas le même téléviseur.