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Toshiba UF3F : ce qu’il embarque et ce qu’on peut retirer

· 8 min de lecture

Fiche visuelle du Toshiba UF3F avec ses principales caractéristiques
Toshiba UF3F : les données qui définissent l’appareil
Fiche technique
Année2025
SystèmeFire TV, avec Alexa intégré
Résolution4K UHD
DalleRétroéclairage direct (DLED)
FréquenceToshiba ne la publie pas
Luminosité250, 275 ou 300 selon la taille, sans unité déclarée
HDRDolby Vision ; la fiche ne nomme ni HDR10 ni HLG
MémoireToshiba ne publie ni la RAM ni le stockage
SonDe 2 × 8 W à 2 × 12 W selon la taille, avec Onkyo et Dolby Atmos
ConnectiqueSeulement 3 HDMI
eARCSur le HDMI 2
EfficacitéClasse G en HDR sur toutes les tailles
Tailles43", 50", 55" et 65"

C’est la génération qui succède aux UF3D, et c’est un Fire TV d’entrée de gamme : le téléviseur qu’on achète pour la chambre ou la cuisine sans trop y réfléchir.

Sa fiche officielle a une particularité qu’il vaut mieux raconter d’emblée, parce qu’elle n’est pas facile à voir.

La luminosité, sans unité

La fiche de Toshiba annonce, dans un champ appelé simplement « Brightness », la valeur 250 sur le 43 pouces, 275 sur celui de 50 et 300 sur ceux de 55 et 65.

Et elle ne dit pas de quoi. Ni « nits », ni « cd/m² », ni aucune autre unité, à aucun endroit du document.

Ce sont presque certainement des nits : des chiffres qui collent à un téléviseur de ce segment. Mais une fiche technique qui donne un nombre sans unité ne donne pas une donnée : elle en donne la moitié. Nous le signalons parce que ce site parle justement de lire les fiches.

Sous cette réserve, la lecture utile est que la luminosité change à peine d’une taille à l’autre : de 250 à 300 l’écart est minime, et aucun de ces chiffres ne suffit pour du vrai HDR. Ce téléviseur affichera du contenu en HDR, mais il n’en tirera pas grand-chose.

Trois ports HDMI, et l’eARC en occupe un

Ce téléviseur a trois entrées HDMI, pas quatre. Et l’eARC se trouve, selon la fiche, sur le HDMI 2.

Avec une barre de son branchée là, il reste deux ports pour tout le reste : un décodeur et une console, et c’est fini. Avec en plus un lecteur de disques, vous êtes déjà à l’étroit.

Ce n’est pas un défaut caché, mais c’est le genre de chose qu’on découvre le jour de l’installation. Comptez vos appareils avant d’acheter.

Ce que la fiche ne dit pas

La fréquence. Elle n’apparaît nulle part dans le document : ni « Hz », ni « rafraîchissement », ni rien. Sur un téléviseur de cette gamme, cela veut presque toujours dire 60 Hz, mais Toshiba ne le déclare pas et nous ne le ferons pas à sa place.

Ni la RAM ni le stockage. Et là, cela compte vraiment, plus que sur un téléviseur cher : en entrée de gamme, le stockage décide si l’appareil pourra encore se mettre à jour dans trois ans. Quand il se remplit, les applications cessent de le faire et, à la fin, le téléviseur ne peut plus appliquer sa propre mise à jour système.

Vous pouvez le découvrir vous-même, et il faut le faire avant d’installer autre chose. Avec ADB connecté, df -h /data dit combien il y en a et combien il en reste de libre, et cat /proc/meminfo | head -1 donne la mémoire totale.

S’il vous reste moins de deux gigaoctets libres, le nettoyage décrit ici cesse d’être facultatif.

Quels formats HDR il accepte exactement. La fiche dit « Dolby Vision HDR : oui » et « HDR : oui », sans nommer HDR10 ni HLG. Qu’il prenne le Dolby Vision implique presque à coup sûr qu’il prend le HDR10, parce que c’est la base sur laquelle il se construit, mais là encore : nous le supposons, nous ne le lisons pas.

Ce que c’est, en deux lignes

Un 4K de 2025 à rétroéclairage direct —DLED, pas Mini LED— et de classe énergétique G en HDR sur les quatre tailles, la pire de l’échelle.

Le son monte avec la diagonale, et c’est ce que la fiche a de mieux : 2 × 8 W sur le 43, 2 × 10 W sur le 50 et le 55, et 2 × 12 W sur le 65, avec un réglage signé Onkyo et Dolby Atmos. Pour de l’entrée de gamme, c’est au-dessus de l’habitude.

Il apporte aussi le Bluetooth, un port CI+, l’ethernet, une sortie optique numérique et Alexa intégré, avec un microphone dans le téléviseur.

Comment savoir si cette fiche est celle de votre téléviseur

Les références britanniques sont 43UF3F53DB, 50UF3F53DB, 55UF3F53DB et 65UF3F53DB. Sur d’autres marchés européens le suffixe change —vous verrez UF3F63DA ou UF3F63DAE—, mais la famille est la même : ce qui identifie le téléviseur, c’est le bloc UF3F du milieu.

Dans Paramètres → Mon Fire TV → À propos figurent le modèle et la version de Fire OS. Avec ADB connecté, getprop ro.product.model donne l’identifiant interne, qui commence par AFT dans cette famille.

Si le vôtre dit UF3D, c’est la génération précédente et elle a sa propre fiche sur ce site.

Ce que change le fait d’être un Fire TV et pas un Google TV

Si vous arrivez de la fiche d’un Google TV, oubliez les noms que vous connaissiez :

Il n’y a pas de paquets Google. Ni com.google.android.tvlauncher ni com.google.android.gms. Ici, le préfixe qui commande est com.amazon..

Il n’y a pas de Play Store. La boutique est l’Appstore d’Amazon (com.amazon.venezia), avec un catalogue plus petit. Si vous retirez trop de choses, revenir en arrière est moins confortable que sur un Google TV.

L’écran d’accueil est celui d’Amazon, et il est parmi les plus commerciaux du marché.

ADB fonctionne pareil. Fire OS, c’est Android en dessous : les commandes sont les mêmes que sur toute autre fiche de ce site. Ce qui change, c’est la liste des noms, pas la méthode.

Illustration. Décorative : les détails sont dans les schémas du texte.

Ce qu’il embarque d’origine

Ce qui vient d’Amazon. Le lanceur (com.amazon.tv.launcher), la boutique (com.amazon.venezia), Prime Video et bon nombre de services préfixés com.amazon.. C’est l’essentiel de ce qu’il y a.

Ce qui vient de tiers. Netflix, Disney+ et les applications de rattrapage du pays où il est vendu. La télécommande a souvent des touches dédiées ; la touche reste même si vous retirez l’application, elle ne mènera plus nulle part.

Ce qui vient de Toshiba. Très peu : le traitement d’image est dans le firmware, pas dans la liste des paquets, donc rien de ce que vous ferez ici ne peut l’abîmer.

Ce qui se retire sans trop réfléchir

Les applications de streaming que vous n’utilisez pas. Sur un téléviseur dont vous ne connaîtrez le stockage qu’une fois regardé, chacune occupe de la place dont vous aurez peut-être besoin. Si vous vous abonnez demain, elles reviennent de la boutique en deux minutes.

Les applications de rattrapage des chaînes que vous ne regardez pas : sur ces modèles elles arrivent en nombre et prennent de la place.

Ce qu’il vaut mieux regarder avant

Sur Fire TV, deux réglages retirent une bonne partie du bruit sans aucun risque et sans ADB : dans Paramètres → Préférences → Paramètres de confidentialité, désactivez la collecte des données d’usage de l’appareil et les publicités basées sur les centres d’intérêt. Commencez par là.

Et si vous n’utilisez pas Alexa, les réglages du microphone permettent d’en désactiver l’écoute. Deux clics que beaucoup de gens apprécient.

Ce à quoi il ne faut pas toucher

Le lanceur (com.amazon.tv.launcher), tant que vous n’en avez pas un autre installé et fonctionnel. Sur Fire TV, c’est plus délicat que sur Google TV parce que les alternatives sont rares et que la boutique d’Amazon ne les propose pas.

La boutique (com.amazon.venezia) : sans elle, impossible de réinstaller ce que vous retirez.

Tout ce qui commence par com.android. sans savoir de quoi il s’agit : com.android.systemui est l’interface du système et com.android.settings, les réglages.

Et tout ce qui touche au HDMI et au contrôle des appareils externes, par où passe l’eARC du HDMI 2.

Notez ce que vous retirez

Cela vaut pour n’importe quel téléviseur, mais double sur un Fire TV : Amazon réactive des choses avec les mises à jour plus souvent que Google. Gardez la liste dans un fichier texte avec la commande entière à côté, et sauvegardez la liste complète des paquets avant de toucher à quoi que ce soit.

Ce qui se remarque vraiment

De la place récupérée, ce qui compte ici parce que vous ignoriez combien vous en aviez. Un écran d’accueil nettement moins commercial. Et moins d’activité en arrière-plan, ce qui se remarque plus ici que sur un modèle cher.

Ce qui ne change pas : la luminosité, la dalle ni le son signé Onkyo. Rien de tout cela ne dépend des applications installées.

Si le matériel est trop juste

C’est un téléviseur d’entrée de gamme. Si, après le nettoyage, il peine encore, la sortie raisonnable est de le garder comme écran, avec un lecteur externe devant. La dalle restera la même, c’est-à-dire ce que vous avez payé, et l’interface deviendra une que vous choisissez.

Tout cela se défait

Les paquets désactivés depuis ADB reviennent avec une commande, et une réinitialisation d’usine remet le téléviseur dans l’état où il est sorti du carton. Ici, on ne touche pas au système : on dit seulement au téléviseur de ne pas charger quelque chose de déjà installé.

Si vous en avez un

Il manque à ce téléviseur les trois données que Toshiba ne publie pas : la fréquence, la RAM et le stockage. La sortie de df -h /data et de cat /proc/meminfo, avec votre liste d’applications, refermerait une fiche qui a plus de trous que de données.